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L’homme qui a gagné 14 fois à la loterie… sans tricher, grâce à des maths de collège

Article publié le mardi 28 avril 2026

Gagner une fois à la loterie, c’est déjà le genre d’histoire qui fait lever un sourcil. Gagner 14 fois, là, on entre dans la catégorie “attendez… pardon ?”. Et pourtant, Stefan Mandel l’a fait, légalement, en s’appuyant non pas sur une boule de cristal, mais sur quelque chose de beaucoup plus terre-à-terre : des probabilités, des combinaisons, et une logistique monstrueuse.

L’histoire refait surface alors qu’en France, un joueur de l’Orne vient tout juste de décrocher les 13 millions d’euros du Super Loto des 50 ans, le 24 avril 2026. De quoi rappeler une vérité simple : entre le coup de chance pur… et les stratégies mathématiques d’un autre temps, l’univers des loteries regorge de récits fascinants.

Stefan Mandel, le casse-tête humain qui a défié les loteries

Stefan Mandel est un économiste d’origine roumaine, devenu ensuite australien. Dans les années 1980 et 1990, il s’est fait connaître pour avoir remporté 14 jackpots dans plusieurs pays, notamment en Roumanie, en Australie et aux États-Unis.

Et non, il n’a pas “deviné les bons numéros”.

Sa méthode reposait sur une idée très simple sur le papier :

si le jackpot est supérieur au coût total de toutes les combinaisons possibles, alors acheter toutes les combinaisons peut devenir rentable.

Dit comme ça, on a presque l’impression d’avoir trouvé le cheat code ultime. En pratique, c’était un cauchemar logistique.

Le principe : couvrir toutes les combinaisons

Prenons une loterie classique de type 6 numéros parmi 49. Le nombre total de grilles possibles est de :

13 983 816 combinaisons

C’est énorme pour un joueur normal. Mais pour Mandel, c’était un chiffre à comparer au jackpot.

Si chaque grille coûte 1 unité monétaire, il suffit théoriquement que :

  • le jackpot soit très élevé,
  • les règles permettent l’achat massif,
  • et qu’on puisse imprimer, transporter et valider des millions de tickets à temps.

Autrement dit, la méthode n’avait rien de magique. C’était de la couverture complète : tout acheter pour être sûr d’avoir la bonne combinaison quelque part dans le lot.

Pourquoi ça marchait parfois ?

Parce qu’à l’époque, certaines loteries avaient des règles beaucoup plus souples qu’aujourd’hui :

  • possibilité d’imprimer des tickets en masse,
  • contrôles moins stricts,
  • jackpots pouvant grimper très haut,
  • nombre total de combinaisons encore “gérable” à l’échelle d’un syndicat.

Mandel ne jouait donc pas seul dans son coin avec un stylo quatre couleurs. Il montait des groupes d’investisseurs, levait des fonds, préparait les tickets à l’avance et organisait une véritable opération commando.

Des maths très simples… mais une exécution infernale

Le cœur du système repose sur une formule de combinatoire connue de tous ceux qui ont déjà croisé un chapitre de probabilités au lycée :

n! / (r!(n-r)!)

C’est elle qui permet de calculer le nombre de façons de choisir r éléments parmi n.

Exemple concret

Pour une loterie 6/49 :

  • n = 49
  • r = 6

On obtient donc :

49! / (6! × 43!) = 13 983 816

Le raisonnement de Mandel consistait ensuite à repérer les loteries où :

  • le nombre de combinaisons était relativement limité,
  • le jackpot dépassait largement le coût d’achat de toutes les grilles,
  • les gains secondaires pouvaient améliorer encore la rentabilité.

📌 À retenir
Le “secret” n’était pas de prédire le tirage, mais de rendre mathématiquement inévitable la possession du ticket gagnant… à condition d’avoir acheté presque tout.

Il n’a pas utilisé qu’une seule méthode

C’est un point important, car beaucoup de récits mélangent tout.

Stefan Mandel est souvent associé à deux approches différentes :

MéthodePrincipeLimite
Réduction combinatoireSélectionner un sous-ensemble de numéros et construire des grilles couvrant un maximum de casNe garantit pas toujours le jackpot
Couverture quasi complète ou complèteAcheter presque toutes, voire toutes les combinaisons possiblesNécessite des moyens financiers et logistiques énormes

Sa première approche, parfois appelée “condensation combinatoire”, consistait à réduire intelligemment le nombre de tickets nécessaires dans certaines loteries. Plus tard, il a surtout frappé fort avec la seconde : acheter le pot, ou presque.

Le coup le plus célèbre : la Virginie en 1992

L’épisode le plus connu a lieu aux États-Unis, dans l’État de Virginie, en 1992.

Cette loterie avait alors environ 7 059 052 combinaisons possibles, car le jeu portait sur des numéros de 1 à 44. Mandel et son syndicat, l’International Lotto Fund, ont visé ce tirage lorsque le jackpot a atteint environ 27 millions de dollars.

Leur opération ressemblait à un film

Selon les récits les plus documentés, l’équipe a :

  • levé des fonds auprès de milliers d’investisseurs,
  • préparé des millions de tickets,
  • mobilisé des dizaines de personnes,
  • réparti les lots de billets entre de nombreux points de vente,
  • tenté de faire tout valider avant la clôture.

Résultat : ils ont couvert presque toutes les combinaisons, remporté le jackpot, et empoché en plus des gains secondaires.

💡 Conseil d’expert
Ce qui impressionne le plus dans cette histoire, ce n’est même pas la formule mathématique. C’est le fait d’avoir réussi à faire circuler, imprimer, payer et enregistrer des millions de grilles sans que tout s’effondre avant l’heure limite.

FBI, CIA, enquêtes… et pourtant rien d’illégal

Évidemment, quand quelqu’un gagne 14 fois, les autorités ne répondent pas juste “bravo champion”.

Après ses succès, Stefan Mandel a été examiné de très près. Aux États-Unis, son opération a attiré l’attention de plusieurs agences, dont le FBI. Son nom a aussi été associé à des vérifications poussées impliquant d’autres services.

Mais sur le fond, les enquêtes n’ont pas démontré de triche sur les tirages eux-mêmes.

Ce qu’il exploitait, c’était une faille réglementaire

En clair :

  • il ne manipulait pas les boules,
  • il ne piratait pas le système,
  • il profitait simplement de règles qui autorisaient encore l’achat massif de combinaisons.

Et ça, pour les organisateurs, c’était très gênant.

Pourquoi sa méthode est impossible aujourd’hui

Si cette histoire fascine autant, c’est aussi parce qu’elle appartient à une autre époque. Aujourd’hui, dans les grandes loteries modernes, ce genre d’opération est quasiment impraticable.

Les règles ont changé

Après les exploits de Mandel, de nombreux opérateurs ont renforcé leurs dispositifs :

  • limitation du volume d’achat,
  • interdiction ou encadrement strict des tickets générés en masse,
  • délais et procédures de validation plus verrouillés,
  • architecture informatique pensée pour éviter ce type de “couverture totale”.

Et surtout, les grandes loteries européennes sont devenues gigantesques.

Exemple français : EuroMillions est hors de portée

À l’EuroMillions, il faut choisir :

  • 5 numéros parmi 50
  • 2 étoiles parmi 12

Cela donne 139 838 160 combinaisons possibles.

Même en imaginant un coût unitaire modeste, acheter toutes les combinaisons représenterait une somme astronomique. Sans parler du temps, de la validation, et du fait qu’aucun opérateur ne laisserait faire ça tranquillement entre deux cafés.

😊 Oui, sur le papier, “il suffit” d’acheter 139,8 millions de grilles. Dans la vraie vie, c’est un peu moins pratique que de prendre une baguette.

Pendant ce temps en France : 13 millions tombent dans l’Orne

Pendant que l’histoire de Stefan Mandel continue d’intriguer les amateurs de probabilités, l’actualité française a offert un vrai moment loterie à l’ancienne : un joueur de l’Orne a remporté les 13 millions d’euros du Super Loto des 50 ans, lors du tirage du vendredi 24 avril 2026.

La combinaison gagnante était :

  • 2
  • 12
  • 16
  • 20
  • 26
  • numéro Chance 2

Ce gain fait du gagnant ou de la gagnante le 26e millionnaire du Loto en 2026.

Un détail amusant : une pluie de petites grilles gagnantes

Ce tirage a aussi été marqué par un nombre très élevé de grilles gagnantes, avec plus de 727 000 gains recensés toutes catégories confondues selon les chiffres relayés dans la presse.

Pourquoi ? Parce que les cinq numéros gagnants étaient tous inférieurs ou égaux à 31.

Or, beaucoup de joueurs choisissent leurs numéros à partir de :

  • dates de naissance,
  • anniversaires,
  • dates de mariage,
  • ou autres repères du calendrier.

Résultat : un tirage très “compatible agenda”, et donc statistiquement favorable à un grand nombre de petites grilles gagnantes.

📊 Bon à savoir

TirageDétail
JeuSuper Loto des 50 ans
DateVendredi 24 avril 2026
Jackpot13 millions d’euros
Lieu du gagnantOrne, Normandie
Combinaison2 – 12 – 16 – 20 – 26 + Chance 2
Autres gains spéciaux50 codes à 20 000 €

Ce que cette histoire dit vraiment sur les loteries

L’histoire de Mandel ne prouve pas qu’on peut “battre” n’importe quelle loterie moderne. Elle montre surtout une chose : les maths fixent le cadre, mais ce sont les règles du jeu qui décident de ce qui est possible.

Dans les années 1990, certaines loteries avaient laissé une porte entrouverte. Stefan Mandel s’y est engouffré avec une calculatrice, des investisseurs, des cartons de tickets et des nerfs en acier.

Aujourd’hui, les grands jackpots reposent plus que jamais sur le hasard pur pour le joueur classique. Mais pour les passionnés de statistiques, d’histoires de gagnants et d’anecdotes improbables, ce genre de saga reste un monument. Et franchement, sur Tirage-Euromillions.net, on avoue avoir un petit faible pour ces récits où les probabilités croisent la démesure humaine.

Au fond, entre un Normand qui décroche 13 millions avec une seule grille et un mathématicien qui a voulu acheter presque toutes les autres, la loterie sait toujours raconter des histoires qu’aucun romancier n’oserait inventer.

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