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Jackpot aux États-Unis : dans ces États, le fisc gagne presque avec vous

Article publié le dimanche 31 mai 2026

Gagner à la loterie, c’est le rêve. Mais aux États-Unis, entre le moment où le jackpot s’affiche en très gros sur l’écran et celui où l’argent arrive vraiment, il y a un invité surprise : le fisc. Et lui, il ne rate jamais le tirage.

Une récente analyse relayée outre-Atlantique rappelle une réalité que les joueurs français connaissent moins : aux USA, le montant annoncé n’est souvent pas celui que le gagnant touche réellement. Entre l’impôt fédéral et, selon les États, une taxe locale sur les gains, la différence peut être franchement spectaculaire. Sur Tirage-Euromillions.net, ce genre de détail nous intéresse forcément : un jackpot, c’est bien… un jackpot net, c’est mieux.

Pourquoi les jackpots américains font rêver… puis un peu moins

Quand on voit un Powerball ou un Mega Millions grimper à plusieurs centaines de millions, voire au-delà du milliard de dollars, on comprend l’emballement. Mais aux États-Unis, il faut garder en tête deux choses :

  • le jackpot affiché correspond souvent à une rente sur plusieurs décennies ;
  • si le gagnant choisit le versement immédiat en cash (cash option), il touche une somme plus faible ;
  • ensuite, les impôts passent à table.

En France, les gains de loterie comme ceux de l’EuroMillions ou du Loto sont exonérés d’impôt sur le revenu. C’est un contraste énorme avec le système américain, où l’administration fiscale se sert d’abord… et parfois très généreusement.

Jusqu’à 10,9 % de taxe locale selon l’État

D’après l’analyse de MoneyLion citée par Nexstar, les taxes locales sur les gains de loterie varient de 1,95 % à 10,9 % selon les États américains participants.

Les États les plus “sympas” avec les gagnants

Neuf États ne prélèvent aucune taxe locale sur les gains de loterie :

  • Californie
  • Delaware
  • Floride
  • New Hampshire
  • Dakota du Sud
  • Tennessee
  • Texas
  • Washington
  • Wyoming

Attention : cela ne veut pas dire que le jackpot est totalement net. Le gagnant reste soumis à l’impôt fédéral, qui peut grimper à 37 %.

L’État où le fisc mord le plus

Selon cette étude, New York est l’État où la taxe locale sur les gains est la plus élevée, avec 10,9 %.

Et là, le chèque commence à maigrir sérieusement.

Exemple concret : un jackpot de 100 millions de dollars

Pour bien comprendre, prenons le cas cité dans l’analyse :

  • Jackpot annoncé : 100 millions de dollars
  • Valeur cash : 55 millions de dollars

Voici ce qu’il resterait environ au gagnant selon l’État où le billet a été acheté :

ÉtatTaxe localeGain cash estimé après impôtsGain en rente estimé sur 30 ans
Californie0 %34,7 M$un peu plus de 63 M$
Dakota du Nord1,95 %33,6 M$61,1 M$
New York10,9 %28,7 M$52,1 M$

📌 À retenir : entre la Californie et New York, sur un même jackpot affiché à 100 millions de dollars, l’écart est d’environ 6 millions de dollars sur l’option cash. Oui, ça fait beaucoup de pizzas. Et même beaucoup de boulangeries.

Le cas du record Powerball à 2,04 milliards de dollars

L’exemple le plus frappant reste le gigantesque jackpot Powerball de 2,04 milliards de dollars, remporté en Californie en 2022.

Le gagnant avait choisi l’option cash, soit 997,6 millions de dollars. Comme la Californie ne taxe pas localement les gains de loterie, seule la fiscalité fédérale s’appliquait. Résultat final estimé dans l’article : environ 977,3 millions de dollars après prélèvement indiqué.

Le plus fou, c’est qu’avec un billet acheté dans un autre État, la note aurait pu être encore plus salée :

  • Dakota du Nord : environ 976,2 millions de dollars
  • New York : environ 971,3 millions de dollars

💡 Conseil d’expert : même quand on “perd” plusieurs millions en taxes sur un jackpot pareil, on ne va pas se mentir, la journée reste correcte.

Peut-on acheter un ticket dans un État plus avantageux ?

En théorie, oui. Aux États-Unis, il n’est pas toujours nécessaire d’être résident de l’État — ni même citoyen américain — pour acheter un billet de loterie. C’est d’ailleurs un point qui intrigue souvent les joueurs européens.

Mais il y a un détail important : acheter dans un État sans taxe locale ne garantit pas forcément d’échapper à toute retenue complémentaire. Certains gains peuvent être traités fiscalement comme des revenus, et d’autres règles peuvent s’ajouter selon la situation du gagnant.

Autrement dit :

  • le lieu d’achat compte ;
  • le lieu de résidence peut aussi compter ;
  • et le fisc américain adore les petites lignes.

Pourquoi cette différence avec la France est si frappante

Pour un lecteur français, cette mécanique a de quoi surprendre. Chez nous, quand un jackpot EuroMillions est annoncé à 17 millions d’euros, le gagnant touche bien 17 millions d’euros. Pas de mauvaise surprise fiscale au moment de l’encaissement.

C’est l’une des grandes différences entre les loteries européennes et américaines :

En France et en Europe

  • jackpot annoncé = gain versé ;
  • pas d’impôt sur le gain lui-même ;
  • pas de choix entre rente longue et cash réduit sur l’EuroMillions.

Aux États-Unis

  • jackpot affiché souvent calculé en rente ;
  • option cash plus basse ;
  • impôt fédéral ;
  • parfois taxe locale en plus.

📊 En clair : un jackpot américain fait souvent plus de bruit à l’annonce, mais il fond davantage à l’arrivée.

Le vrai réflexe d’un gros gagnant

L’article américain rappelle aussi les premiers gestes recommandés lorsqu’un très gros lot tombe. Et là, pour le coup, le conseil est universel :

  1. Signer le billet
  2. Le mettre en sécurité
  3. S’entourer rapidement de professionnels

Typiquement :

  • un avocat ;
  • un conseiller fiscal ;
  • un conseiller financier.

ℹ️ Bon à savoir : aux États-Unis, où les montants peuvent être gigantesques et la fiscalité complexe, cette étape est encore plus cruciale qu’en France.

Ce qu’il faut retenir si vous comparez les loteries du monde

Cette actualité rappelle une chose simple : un jackpot ne se lit jamais de la même façon selon le pays.

Si vous regardez les énormes cagnottes américaines avec des étoiles dans les yeux — ce qui est parfaitement compréhensible — il faut toujours se demander :

  • s’agit-il du montant en rente ou en cash ?
  • quelle part partira en impôts ?
  • dans quel État le billet a-t-il été acheté ?

Parce qu’entre un jackpot qui fait rêver à la télé et la somme réellement encaissée, il peut y avoir un sacré écart. Et aux États-Unis, le fisc a parfois la main plus chanceuse que le joueur.

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