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Un jackpot de 2,5 millions empochés grâce à un faux ticket !

Encore un de plus ! Camelot, l’opérateur britannique du loto et de l’Euromillions, est au centre d’un nouveau scandale alors qu’il a versé 2,5 millions de livres à un fraudeur qui a réussi à se faire payer avec un ticket falsifié.

tickets de loto

Les faits sont avérés,vu que Camelot a été condamné à payer une amende de 3 millions de livres dans le cadre de cette affaire. Il a fallu 6 ans pour la dévoiler alors que les faits remontent à 2009.

Edward Putman, violeur connu des services de police britannique (il a été condamné en 1991 pour des faits de viol sur un mineur de 17 ans), a empoché indûment 2,5 millions de livres grâce à un ticket trafiqué. Son jackpot usurpé ne lui sera pas réclamé car Camelot, qui n’est pas à une bourde près, a égaré le ticket que Putman lui avait remis en 2009.

Des informations d’un employé du loto qui rapportent gros

Comment est-il parvenu à réaliser un tel exploit ? Il a exploité les informations d’un employé de Camelot, Giles Knibbs, afin de berner ses services de sécurité. Sur base de celles-ci, il s’est rendu dans le magasin où un véritable ticket gagnant du loto avait été validé. Il a joué les mêmes numéros, à la même heure. Il a ensuite effacé par friction le code-barres du ticket, ainsi que la date. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les services de validation du loto britannique n’y ont vu que du feu et ont payé au violeur le jackpot de 2,5 millions de livres.

Giles Knibb, de connivence, devait évidemment recevoir la moitié du magot. Mais Edward Putman, en bon margoulin qu’il est, est revenu sur sa promesse, si bien que son complice floué aurait endommagé sa voiture de rage. Putman n’a pas hésité à déposer plainte à la police contre son acolyte, aussi coupable que lui.

Peu de temps après, Knibb s’est suicidé. C’est alors que des personnes de son entourage ont parlé de cette affaire d’arnaque au loto. La police a interrogé le suspect, pour le relâcher assez rapidement faute de preuves. C’est notamment en raison de l’incapacité de Camelot de fournir le soi-disant ticket gagnant que Putman a été relâché. Une source proche du dossier d’enquête a déclaré que « c’était comme si on avait perdu l’arme du crime »…

La commission qui régit les jeux de hasard en Grande-Bretagne a condamné Camelot au paiement d’une amende de 3 millions de livres dans le cadre de cette affaire. Les 2 hommes se seraient rencontrés alors que Putman installait une cuisine équipée dans la maison de Knibbs. Au fil de la conversation, des failles concernant la sécurité chez l’opérateur du loto britannique auraient été abordées par Knibbs. Putman aurait alors insisté pour tenter quelque chose.

L’un des amis de Knibbs a déclaré : « Je pense que l’arnaque était d’une simplicité enfantine, c’est ce qui est dingue à propos de cette histoire. Il avait accès au détail des tickets gagnants qui n’avaient pas été rentrés, et ils sont partis de là. Et vu que la preuve a été détruite, il ne se fera plus prendre. »

Putman serait revenu sur sa décision de partager le magot « car sinon ça aurait été trop gros ». Il était aussi devenu sûr de lui : personne ne pouvait prouver sa culpabilité. Knibbs a rapidement quitté Camelot après l’affaire. Il aurait été ensuite pris de remords quand il a appris que Putman avait été condamné pour viol. Il se serait ensuite confessé auprès de sa famille et de ses amis proches. C’est probablement la peur d’aller en prison, alors que la vérité allait éclater, qui l’a poussé à mettre fin à ses jours.

En 2012, Putman a été condamné à 9 mois de prison pour avoir touché des aides sociales (13.000 livres) alors qu’il était millionnaire. Aujourd’hui, Camelot a bien dû admettre avec embarras qu’elle a probablement pris la mauvaise décision, mais qu’elle est également impuissante, même si l’enquête n’a pas encore été classée.

Article publié le mardi 20 décembre 2016

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